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CONTES POUR ENFANTS
14/07/2009 06:33
Les fées, les tulipes et la bonne grand mère
Dans un joli village vivait autrefois une bonne grand mère qui avait
l' habitude de se rendre vers le soir dans le jardin, pour étendre
le linge de ses enfants.
En ce temps là, les tulipes étaient plus grandes qu aujourd'hui
et, la nuit, le peuple des fées couchait ses bébés dans les tulipes
pour qu ils puissent y dormir comme dans des berceaux.
Or, un soir, la vieille grand mère entra dans son jardin ou,
coulait une fontaine, et elle trouva de grosses tulipes blanches
qui avaient poussé tout autour.
Dans chaque tulipe dormait un petit bébé de fée.
La grand mère fut si contente de voir ces bébés qu elle dit :
-O mes mignons, Dormez, dormez tranquilles!
Et le lendemain, elle prit sa pelle, sa beche, son rateau, son arrosoir
et son plantoir, et planta le long des allées des centaines de bulbes
de tulipes pour que les fées aient des berceaux pour leur petits.
Comme la grand mère est gentille, se dirent les fées.
Il faut la récompenser de sa bonté. Elle a une vieille maison,
nous allons lui en construire une autre , très belle
Et, là à la place de son ancienne demeure, les fées
firent une jolie chaumière toute fleurie.
Ses murs étaient des boutons de roses, pour tuiles, le toit
avait des feuilles de lierre et les fenetres etaient en gouttes
de rosée. La table etait un gros champignon, et le lit
une belle feuille de vigne ; les oreillers étaient des fleurs de pissenlit.
La bonne vieille fut tres contente de sa si belle chaumière,
et elle y vécut heureuse pendant de nombreuses années.
Dans le royaume des fleurs
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l ordinaire des jours
13/07/2009 06:19
L'ordinaire des jours,
Facile, pas facile
A retrouver
Jamais pareil
Le brin d' herbe
Presque toujours, la lutte
Avec l' espace
Jusqu' au centre
L aide parfois
De l alouette.
EUGENE GUILLEVIC
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VOICI LA SAINT JEAN
13/07/2009 06:11
VOICI LA SAINT JEAN
Voici la Saint Jean passée,
Le mois d Aout approchant,
Ou les garçons des villages
S en vont la gerbe battant.
~~~~~~~~~~~~~
Ho ! battons, battons la gerbe,
Compagnons joyeusement !
~~~~~~~~~~~~~~
Par un matin, je me lève,
Avec le soleil levant,
Et j entre dedans dans mon aire,
Je salue la compagnie
Les maitres et les suivants,
Ils étaient bien vingt ou trente,
C' était tout un régiment.
V'là les bouquets qu on apporte,
Chacun va se fleurissant ;
A mon chapeau je m attache
Que la simple fleur des champs
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L ane en vacances
12/07/2009 12:37
L ANE EN VACANCES
La bride sur le cou dans l été qui ronronne
De mouches, de parfums, de papillons, d abeilles
L ane conte fleurette aux herbes. L' heure sonne.
Quatres heures. L' air a gout de gouter, de groseilles
Le chemin creux s' enfuit, serpent dans les cailloux,
Au bout des du champ ou l ane, en tournant au soleil,
Dit le temps aux oiseaux. Un arbre se secoue.
Passe une vieille avec du vert plein sa corbeille.
Là haut, le dur azur cache un milan qui plane,
De ses deux yeux aciers fouillant prés et fourrés
En quete d une proie de duvet. Près de l ane,
Un hanneton prend l' air, puis retombe lassé.
Une brise se lève annonnant des paroles
Qu elle seule comprend. Il dresse ses oreilles
Puis se penche cherchant parmi les herbes folles
Le trèfle à quatre feuilles à saveur de ciel
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A LA FOIRE
12/07/2009 05:49
A LA FOIRE
Sur la place, les colporteurs et les bazars
ont monte des baraques de toile entre
les tilleuls......
Il y a les bonbonneries, et les marchands
sucrerie et de friture avec des gamins collés
comme des mouche sur pot à miel.
Il y a celui qui vend des tisanes d herbes
et des petits livres ou tout le mal du corps
est expliqué et guéri, et, il y a près
de la bascule a moutons, un manège
de chevaux de bois bariolé et grondeur
qui tourne dans les arbres comme un bourdon.
Et ça fait du bruit et des cris à vous rendre sourds
comme si on avait de l' eau dans les oreilles
Panturle et Arsule sont partis dans la foire.
Ils se sont arretés devant l étalage de Lubin
Celui la il vend bon, " tu devrais t acheter une paire
de pantalons et une veste
-Et toi ?
-Ah moi.....
-Si tu n achètes rien, moi non plus.
-Moi je verrai.
-Moi aussi.
Et ils ont passé
Ca a failli les brouiller parce que ça été
comme ça devant les souliers et devant tout.
A la fin Panturle a pris les billets qui étaient
sur son sein, entre la chemise et la peau et
il les a donnés à Arsule
Tous.............
Comme ça ça a marché ; ils ont acheté la veste,
les pantalons, les souliers,
deux couvertures bien belles toutes de laine,
un gros panier qui ferme avec une tringle,
six mouchoirs, trois larges et trois petits,
une longue corde,
une pierre à aiguiser, trois couteaux de table,
une casserole, un fait tout.
Et puis, Arsule s est mise a rire ;
elle a tiré un billet de dix francs
Et elle a dit :
"tu me le donnes, celui là
-Eh tu je te les donne tous.
-Non, mais celui là je le prend, je le veux pour moi
-Tu n as qu a le prendre
Elle l a pris en riant puis elle a dit
-Attends moi je vais m acheter
-quelque chose.
Il a attendu là près de la Poste.....
Au bout d un moment, elle est revenue, avec
un petit paquet plié dans du papier de soie.
- tiens elle a dit.
Ca ete une belle pipe toute neuve...
et un paquet de tabac, il n a su que dire :
-Toi toi....comme une menace, comme pour dire :
-Toi si jamais je te tiens....
Elle en est toute gonflee de joie comme un pigeon
- je savais que tu en avais envie, et, tu vois,
-il m a reste seize sous......
Et, c est vrai il lui reste seize sous..
JEAN GIONO REGAIN
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AU TROT
10/07/2009 12:36
AU TROT
Trotte, trotte, petit cheval,
Sur la route et dans le val,
Trotte, trotte, petit cheval,
Dans le vent matinal.
Les marronniers font la roue
Tout le long, le long du val,
Au cahot qui nous secoue,
Le frein chante sur la roue
Trotte, trotte, petit cheval
Secoue un peu ta crinière
Bon petit cheval et vois:
C est l auberge familière
Avec son porche de bois
Trotte, trotte, petit cheval,
Dans le vent matinal.
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LE REVEIL DES OISEAUX
08/07/2009 18:31
LE REVEIL DES OISEAUX
Le soleil s éveillait, l arbre plein chantait,
il ruisselait de chants comme,
une grappe de raisin qu on presse,
entre ses doigts.
Gerard le pinson, Gaty la mouette,
Sheirine la rouge gorge et la grise
Brigitte la fauvette qui babille, et
Toucan mon compère
Celui que je préfère parce que rien
ne lui fait, ni le froid, ni le vent, ni la pluie
et que toujours, il rit, toujours de bonne humeur
le premier à chanter dès l aube et le dernier,
et parce qu il a comme moi le nez enlumine.
Ah les bons petits gars de quel coeur,
ils braillaient .....
Aux terreurs de la nuit ils venaient d échapper.
La nuit, grosse de pièges qui chaque soir,
descend sur eux comme un filet.
Ausitot que s ouvre le rideau de la nuit
Dès que le rire pale de l aurore lointaine
commence à ranimer le visage glacé
et les lèvres blanches de la vie.
De quels cris, mes amis, de quels transports
d amour, ils célèbrent le jour,
tout ce qu on a souffert
Ce qu on a redoute, l épouvante muette et
le sommeil glacé, la nuit
tout est oublie
O jour,
O jour nouveau
Toucan continuait de siffler
sur la terre accroupie, je sifflai comme lui
Le coucou jouait a cache cache
au fond de la foret
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REVERIE
08/07/2009 18:50
REVERIE
Le soir, avant de me coucher
Je tourne la tete, vers cette colline
Derriere il y a la mer.
Des que le soleil se couche
Un reflet jaune et rouge
Se pose sur cette eau bleue
Il n y aura dans une heure
Qu une étendue d eau grise
Dans la nuit sombre....
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LE VENT
08/07/2009 18:39
LE VENT
Qui a vu le vent,
Ni vous,
Ni moi,
Mais quand les feuilles frissonnent
Quand les jupes se soulevent
Quand les cheveux s emmelent
Le vent est passé par là
Qui a vu le vent,
Ni vous,
Ni moi,
Mais quand les parapluies se retournent
Quand la fumée rase les toits
Quand les arbres s inclinent
Le vent est passé par là.
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RENTREE DES FOINS
05/07/2009 08:19
RENTREE DES FOINS
Le vent du nord ouest souffla trois jours de suite, fort et continu,
assurant une période de temps sans pluie.
Les faux avaient ete aiguisées longtemps d avance,
et les cinq hommes
se mirent à l ouvrage le matin du troisieme jour.
Vers le soir, tous les cinq prirent des fourches et
firent les veilloches, hautes et bien tassees,
en prevision d une saute de vente possible.
Mais le temps resta beau.
Cinq jours durant ils continuerent, balançant,
tout le jour leurs faux de droite à gauche,
avec un grand geste ample.
Les mouches les harcelaient de leurs piqures :
le soleil ardent leur brulait la nuque
et les gouttes de sueur leur brulaient les yeux ;
la fatigue de leur dos toujours plies devenait telle,
vers le soir, qu ils ne se redressaient
qu' avec des grimaces de peine.
Mais en cinq jours tout le foin fut coupe et
ils commençèrent au matin du sixieme jour,
à ouvrir et retourner les veilloches,
qu ils voulaient grangé
avant le soir
Ce fut le tour des fourches.
Elles étalèrent le foin au soleil,
puis vers la fin de l apres midi,
quand il eut seche,
elles l'amoncelerent de nouveau,
en tas de la grosseur exacte qu un homme,
peut soulever en une seule fois,
au niveau d une haute charette
Charles Eugene tirait vaillamment,
entre les brancards la charrette,
s engouffrait dans la grange, s arretait,
et les fourches s enfoncaient ,
une fois de plus dans le foin durement foulé,
qu elles enlevaient sous l effort des poignets
et des reins et dechargeaient au cote
A la fin de la semaine tout le foin
etait dans la grange sec et d une belle
couleur, et les hommes s étirerent et
respirent longuement comme,
ils sortaient d une bataille.
LOUIS HEMON MARIA CHAPDELAINE
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