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VIP-Blog de laloracorse2
laloracorse2@hotmail.fr

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  • Créé le : 24/01/2009 20:02
    Modifié : 03/02/2026 20:40

    Fille (69 ans)
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    CONTES POUR ENFANTS

    14/07/2009 06:33

    CONTES POUR ENFANTS


                    Les fées, les tulipes et la bonne grand mère

    Dans un joli village vivait autrefois une bonne grand mère qui avait

    l' habitude de se rendre vers le soir dans le jardin, pour étendre

    le linge de ses enfants.

    En ce temps là, les tulipes étaient plus grandes qu aujourd'hui

    et, la nuit, le peuple des fées couchait ses bébés dans les tulipes

    pour qu ils puissent y dormir comme dans des berceaux.

    Or, un soir, la vieille grand mère entra dans son jardin ou,

    coulait une fontaine, et elle trouva de grosses tulipes blanches

    qui avaient poussé tout autour.

    Dans chaque tulipe dormait un petit bébé de fée.

    La grand mère fut si contente de voir ces bébés qu elle dit :

    -O mes mignons, Dormez, dormez tranquilles!

    Et le lendemain, elle prit sa pelle, sa beche, son rateau, son arrosoir

    et son plantoir, et planta le long des allées des centaines de bulbes

    de tulipes pour que les fées aient des berceaux pour leur petits.

    Comme la grand mère est gentille, se dirent les fées.

    Il faut la récompenser de sa bonté. Elle a une vieille maison,

    nous allons lui en construire une autre , très belle

    Et, là à la place de son ancienne demeure, les fées

    firent une jolie chaumière toute fleurie.

    Ses murs étaient des boutons de roses, pour tuiles, le toit

    avait des feuilles de lierre et les fenetres etaient en gouttes

    de rosée. La table etait un gros champignon, et le lit

    une belle feuille de vigne ; les oreillers étaient des fleurs de pissenlit.

    La bonne vieille fut tres contente de sa si belle chaumière,

     et elle y vécut heureuse pendant de nombreuses années.

                                      Dans le royaume des fleurs








    l ordinaire des jours

    13/07/2009 06:19

                              l ordinaire des jours


                                    L'ordinaire des jours,

                                     Facile, pas facile

                                     A retrouver

                                     Jamais pareil

                                     Le brin d' herbe

                                     Presque toujours, la lutte

                                     Avec l' espace

                                     Jusqu' au centre

                                     L aide parfois

                                      De l alouette.

                                                            EUGENE GUILLEVIC








    VOICI LA SAINT JEAN

    13/07/2009 06:11

    VOICI LA SAINT JEAN


                                               VOICI LA SAINT JEAN

                        Voici la Saint Jean passée,

                         Le mois d Aout approchant,

                         Ou les garçons des villages

                         S en vont la gerbe battant.

                                   ~~~~~~~~~~~~~

                          Ho ! battons, battons la gerbe,

                          Compagnons joyeusement !

                                   ~~~~~~~~~~~~~~

                           Par un matin, je me lève,

                           Avec le soleil levant,

                           Et j entre dedans dans mon aire,

                           Je salue la compagnie

                            Les maitres et les suivants,

                            Ils étaient bien vingt ou trente,

                            C' était tout un régiment.

                            V'là les bouquets qu on apporte,

                            Chacun va se fleurissant ;

                            A mon chapeau je m attache

                            Que la simple fleur des champs








    L ane en vacances

    12/07/2009 12:37

    L ane en vacances


                                              L ANE EN VACANCES

    La bride sur le cou dans l été qui ronronne

    De mouches, de parfums, de papillons, d abeilles

    L ane conte fleurette aux herbes. L' heure sonne.

    Quatres heures. L' air a gout de gouter, de groseilles

    Le chemin creux s' enfuit, serpent dans les cailloux,

    Au bout des du champ ou l ane, en tournant au soleil,

    Dit le temps aux oiseaux. Un arbre se secoue.

    Passe une vieille avec du vert plein sa corbeille.

    Là haut, le dur azur cache un milan qui plane,

    De ses deux yeux aciers fouillant prés et fourrés

    En quete d une proie de duvet. Près de l ane,

    Un hanneton prend l' air, puis retombe lassé.

    Une brise se lève annonnant des paroles

    Qu elle seule comprend. Il dresse ses oreilles

    Puis se penche cherchant parmi les herbes folles

    Le trèfle à quatre feuilles à saveur de ciel








    A LA FOIRE

    12/07/2009 05:49

                   A LA FOIRE


                                                         A LA FOIRE

    Sur la place, les colporteurs et les bazars

    ont monte des baraques de toile entre

    les tilleuls......

    Il y a les bonbonneries, et les marchands

    sucrerie et de friture avec des gamins collés

    comme des mouche sur pot à miel.

    Il y a celui qui vend des tisanes d herbes

    et des petits livres ou tout le mal du corps

    est expliqué et guéri, et, il y a près

    de la bascule a moutons, un manège

    de chevaux de bois bariolé et grondeur

    qui tourne dans les arbres comme un bourdon.

    Et ça fait du bruit et des cris à vous rendre sourds

    comme si on avait de l' eau dans les oreilles

    Panturle et Arsule sont partis dans  la foire.

    Ils se sont arretés devant l étalage de Lubin

    Celui la il vend bon, " tu devrais t acheter une paire

    de pantalons et une veste

    -Et toi ?

    -Ah moi.....

    -Si tu n achètes rien, moi non plus.

    -Moi je verrai.

    -Moi aussi.

    Et ils ont passé

    Ca a failli les brouiller parce que ça été

    comme ça devant les souliers et devant tout.

    A la fin Panturle a pris les billets qui étaient

    sur son sein, entre la chemise et la peau et

     il les a donnés à Arsule

    Tous.............

    Comme ça ça a marché ; ils ont acheté la veste,

     les pantalons, les souliers,

    deux couvertures bien belles toutes de laine,

     un gros panier qui ferme avec une tringle,

    six mouchoirs, trois larges et trois petits,

    une longue corde,

     une pierre à aiguiser, trois couteaux de table,

     une casserole, un fait tout.

    Et puis, Arsule s est mise a rire ;

    elle a tiré un billet de dix francs

    Et elle a dit :

    "tu me le donnes, celui là

    -Eh tu je te les donne tous.

    -Non, mais celui là je le prend, je le veux pour moi

    -Tu n as qu a le prendre

    Elle l a pris en riant puis elle a dit

    -Attends moi je vais m acheter

    -quelque chose.

    Il a attendu là près de la Poste.....

    Au bout d un moment, elle est revenue, avec

    un petit paquet plié dans du papier de soie.

    - tiens elle a dit.

    Ca ete une belle pipe toute neuve...

    et un paquet de tabac, il n a su que dire :

    -Toi toi....comme une menace, comme pour dire :

    -Toi si jamais je te tiens....

    Elle en est toute gonflee de joie comme un pigeon

    - je savais que tu en avais envie, et, tu vois,

    -il m a reste seize sous......

    Et, c est vrai il lui reste seize sous..

    JEAN GIONO   REGAIN








    AU TROT

    10/07/2009 12:36

    AU TROT


                                              AU TROT

    Trotte, trotte, petit cheval,

    Sur la route et dans le val,

    Trotte, trotte, petit cheval,

    Dans le vent matinal.

    Les marronniers font la roue

    Tout le long, le long du val,

    Au cahot qui nous secoue,

    Le frein chante sur la roue

    Trotte, trotte, petit cheval

    Secoue un peu ta crinière

    Bon petit cheval et vois:

    C est l auberge familière

    Avec son porche de bois

    Trotte, trotte, petit cheval,

    Dans le vent matinal.








    LE REVEIL DES OISEAUX

    08/07/2009 18:31

    LE REVEIL DES OISEAUX


                                       LE REVEIL DES OISEAUX

    Le soleil s éveillait, l arbre plein chantait,

    il ruisselait de chants comme,

     une grappe de raisin qu on presse,

     entre ses doigts.

    Gerard le pinson, Gaty la mouette,

    Sheirine la rouge gorge et la grise

    Brigitte la fauvette qui babille, et

    Toucan mon compère

    Celui que je préfère parce que rien

    ne lui fait, ni le froid, ni le vent, ni la pluie

    et que toujours, il rit, toujours de bonne humeur

    le premier à chanter dès l aube et le dernier,

     et parce  qu il a comme moi le nez enlumine.

    Ah les bons petits gars de quel coeur,

    ils braillaient .....

    Aux terreurs de la nuit ils venaient d échapper.

    La nuit, grosse de pièges qui chaque soir,

    descend sur eux comme un filet.

    Ausitot que s ouvre le rideau de la nuit

    Dès que le rire pale de l aurore lointaine

    commence à ranimer le visage glacé

    et les lèvres blanches de la vie.

    De quels cris, mes amis, de quels transports

    d amour, ils célèbrent le jour,

    tout ce qu on a souffert

    Ce qu on a redoute, l épouvante muette et

     le sommeil glacé, la nuit

    tout est oublie

    O jour,

    O jour nouveau

    Toucan continuait de siffler

    sur la terre accroupie, je sifflai comme lui

    Le coucou jouait a cache cache

     au fond de la foret








    REVERIE

    08/07/2009 18:50

                        REVERIE


                                                 REVERIE

              Le soir, avant de me coucher

              Je tourne la tete, vers cette colline

              Derriere il y a la mer.

              Des que le soleil se couche

              Un reflet jaune et rouge

              Se pose sur cette eau bleue

              Il n y aura dans une heure

              Qu une étendue d eau grise

              Dans la nuit sombre....

         








    LE VENT

    08/07/2009 18:39

                      LE VENT


                                                   LE VENT

    Qui a vu le vent,

    Ni vous,

    Ni moi,

    Mais quand les feuilles frissonnent

    Quand les jupes se soulevent

    Quand les cheveux s emmelent

    Le vent est passé par là

    Qui a vu le vent,

    Ni vous,

    Ni moi,

    Mais quand les parapluies se retournent

    Quand la fumée rase les toits

    Quand les arbres s inclinent

    Le vent est passé par là.








    RENTREE DES FOINS

    05/07/2009 08:19

    RENTREE DES FOINS


                                       RENTREE DES FOINS

    Le vent du nord ouest souffla trois jours de suite, fort et continu,

    assurant une période de temps sans pluie.

    Les faux avaient ete aiguisées longtemps d avance,

     et les cinq hommes

    se mirent à l ouvrage le matin du troisieme jour.

    Vers le soir, tous les cinq prirent des fourches et

     firent les veilloches, hautes et bien tassees,

     en prevision d une saute de vente possible.

     Mais le temps resta beau.

    Cinq jours durant ils continuerent, balançant,

     tout le jour leurs faux de droite à gauche,

    avec un grand geste ample.

    Les mouches les harcelaient de leurs piqures :

     le soleil ardent leur brulait la nuque

     et les gouttes de sueur leur brulaient les yeux ;

    la fatigue de leur dos toujours plies devenait telle,

     vers le soir, qu ils ne se redressaient

    qu' avec des grimaces de peine.

    Mais en cinq jours tout le foin fut coupe et

     ils commençèrent au matin du sixieme jour,

     à ouvrir et retourner les veilloches,

     qu ils voulaient grangé

    avant le soir

    Ce fut le tour des fourches.

    Elles étalèrent le foin au soleil,

     puis vers la fin de l apres midi,

     quand il eut seche,

     elles l'amoncelerent de nouveau,

     en tas de la grosseur exacte qu un homme,

     peut soulever en une seule fois,

     au niveau d une haute charette

    Charles Eugene tirait vaillamment,

     entre les brancards la charrette,

     s engouffrait dans la grange, s arretait,

     et les fourches s enfoncaient ,

    une fois de plus dans le foin durement foulé,

     qu  elles enlevaient sous l effort des poignets

     et des reins et dechargeaient au cote

    A la fin de la semaine tout le foin

     etait dans la grange sec et d une belle

    couleur, et les hommes s étirerent et

     respirent longuement comme,

     ils sortaient d une bataille.

    LOUIS HEMON      MARIA CHAPDELAINE








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