Marc Bloch, l'un des plus grands historiens français du XXe siècle, est issu d'une famille de juifs alsaciens qui ont opté pour la France après la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Mobilisé en 1914, il reçoit la Légion d'Honneur et la Croix de guerre.
Après la Grande Guerre, il enseigne l'Histoire à la faculté de Strasbourg. Il s'insurge contre une vision trop événementielle de l'Histoire et crée en 1929 les Annales d'Histoire économique et sociale avec Lucien Febvre.
Son ouvrage majeur, La Société féodale, témoigne de la nouvelle approche qu'il veut promouvoir : en se référant aux archives et aux sources populaires, l'historien montre de façon vivante comment se sont tissés les liens féodaux au cours de l'époque carolingienne.
Il ressort de son étude que l'État moderne est le lointain rejeton de cette féodalité bâtie sur les relations personnelles de suzerain à féal.
À 54 ans, le 24 août 1939, il obtient d'être mobilisé comme capitaine d'état-major, bien qu'ayant cinq enfants à charge. En 1943, l'intellectuel juif met sa famille à l'abri et rejoint la Résistance dans le groupe «Franc-Tireur». Il tire de cette expérience un petit ouvrage remarquable : L'étrange défaite (Albin Michel, nombreuses rééditions).
Marc Bloch est fusillé par les nazis le 16 juin 1944, près de Lyon, avec d'autres résistants. Il tombe en criant : «Vive la France !»
Le 4 juillet 1776, à Philadelphie, où ils sont réunis en congrès (en anglais, « Convention »), des représentants des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord proclament leur indépendance dans l'enthousiasme. Cette proclamation est dite unilatérale car elle n'est pas reconnue par la métropole. Elle va déboucher sur une guerre mettant aux prises les Insurgents, minoritaires, et les troupes anglaises renforcées par les colons loyalistes...
La « Declaration of independence » commence par ces mots immortels : « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur... ».
Fête nationale
Dès 1781, le Massachusetts a proclamé l'anniversaire de la Déclaration unilatérale d'indépendance fête nationale ! Mais c'est seulement en 1870 que le Congrès américain en a fait un jour férié et chômé. Depuis lors, cet anniversaire donne lieu partout dans le pays à des feux d'artifice et des festivités de toutes sortes.